Une journée Ateliers VIF


En tant qu’Echevine de la Cohésion sociale et de l’Egalité des chances, la mise sur pied de cette quinzaine  d’activités est essentielle. Il est essentiel que l’on ose parler de ces violences qui restent trop souvent dans l’intime, au cœur des foyers (on dit que seulement 3 % des victimes osent porter plainte ! C’est trop peu !). Je suis aussi particulièrement heureuse d’apprendre que les ateliers sont complets et de voir l’assemblée d’aujourd’hui. Vous êtes nombreux ! Merci et bravo de votre mobilisation et de votre intérêt. Je vois aussi des visages tant féminins que masculins. C’est important que cette problématique soit prise en main tant par les hommes que par les femmes.
 
Permettez-moi de remercier le Service de Cohésion sociale et plus particulièrement Audrey Bierlaire et Sophie Bruyr de l’équipe D’Une Rive à l’autre pour la mise sur pied de ces activités mais aussi pour leur travail quotidien en la matière.
Je remercie également les partenaires de cette journée :
-       l’Université de Paix ;
-       l’asbl Krav Maga ;
-       l’asbl Garance ;
-       Madame Maria Ruisi médiatrice à la Ville ;
-       l’Antenne « Femme, couple et violence » de l’asbl l’Eglantier de Braine l’Alleud et le Service d’Aide au justiciables de Nivelles.

La Province de Namur aussi doit être remerciée pour son soutien et son programme d’activités.
Je n’oublie pas non plus notre ministre de l’Action sociale, qui a financé les activités de ces semaines.
Enfin, je remercie les Soroptimist qui se battent encore et toujours pour l’amélioration du statut de la femme et qui aident à la concrétisation de cette journée d’apprentissage.
 
Je profite du temps de parole qui m’est donné pour vous inviter tous et toutes à venir demain, jeudi 26 novembre à 13h, assister à la projection d’un Procès d’assises fictif. Ce film, réalisé par la Ville de Liège en collaboration avec l’Ordre des Avocats, se base sur un procès réel rendu anonyme. Outre la sensibilisation aux violences conjugales, ce film a pour vocation de permettre une meilleure compréhension du système judiciaire belge. La projection sera suivie d’un débat, les participants pourront réagir au film mais aussi interroger des acteurs privilégiés comme Vincent Macq, Procureur du Roi de Namur ; Hélène Mascart, Substitute et en charge particulièrement des violences intrafamiliales à Namur ; Catherine Hanozin, au service d’accueil aux victimes du Parquet de Namur ; des assistantes de police, des avocats ; et enfin Florence Lobet, récompensée très récemment pour son titre honorifique de Femme de Paix, Résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU, pour le service ambulatoire qu’elle a mis sur pied avec toute l’équipe de Ca vaut pas l’coup.
 
La troisième activité de l’édition 2015 est l’exposition « Toutes des héroïnes » composée de témoignages de ces héroïnes sorties d’une vie qualifiée par elles comme étant « un enfer ». L’exposition est visible à la Maison des citoyens jusqu’à ce samedi.
 
Ces actions diverses organisées durant cette quinzaine sont l’occasion de mettre en lumière des services et des personnes qui travaillent toute l’année. Ils organisent aujourd’hui un atelier, participent demain à un débat, mais les violences intrafamiliales sont au cœur de leur travail quotidien. Car, il faut encore le rappeler, ces violences, qu’elles soient entre partenaires, entre autres membre de la famille ou juvéniles frappent de trop nombreuses familles. Insidieuses, perverses, ces violences se déroulent au cœur du foyer, frappent les plus vulnérables –les enfants et les femmes sont les plus touchés–, elles se déroulent dans toutes les classes sociales. Les hommes sont touchés par ces violences, bien qu’ils soient minoritaires ; les femmes donc les plus touchées et aussi les enfants qui, s’ils ne pâtissent pas des coups, subissent la violence en tant que témoin quotidien et marquant ainsi d’images ineffaçables leur mémoire. Les statistiques les plus récentes affirment qu’1 femme sur 7 a été confrontée au moins une fois à des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ; qu’1 couple sur 8 serait concerné par les violences conjugales ; que près de 8 viols seraient commis en Belgique chaque jour ! Et, entre nous, qui peut dire n’avoir jamais été insultée, regardée de travers pour ce statut de femme ?
 
Le 25 novembre est LA journée internationale de lutte contre ces violences, pour l’élimination de celles-ci. En ce moment, partout dans le monde, des hommes et des femmes portent ce ruban blanc (j’espère que vous portez tous le vôtre aujourd’hui) symbolisant cette lutte, ce combat mené contre ces violences. Il signifie que vous vous engagez d’une part, à ne jamais commettre ces violences et d’autre part, que vous ne fermerez pas les yeux, ne cautionnerez jamais ces violences et porterez secours aux personnes qui en sont victimes. C’est un geste symbolique qui implique une action concrète.
 
Un geste symbolique, mais vous allez me dire, on se sent tellement impuissant !?
Je suis convaincue que chacun de nous peut agir et que chacun de ces gestes mis côte à côte contribueront concrètement à l’enrayement de ce phénomène. Commençons très simplement par l’éducation de nos enfants dans des valeurs d’égalité, loin de tout sexisme et de tous les préjugés.

Oui, mais… pour aller plus loin ? Comment détecter ces violences ? Où se trouvent les limites de l’acceptable ? Quels gestes poser ? Quels mots prononcer ? Vers qui se tourner ? C’est pour cela que nous sommes réunis aujourd’hui. Les ateliers qui vous sont proposés sont des outils concrets, pratiques qui peuvent autant améliorer les relations humaines que sauver des vies.
 






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