Les Ecoles de devoirs dans les quartiers

Un outil d’intégration et d’émancipation indispensable pour poursuivre le développement de la cohésion sociale à Namur, plus particulièrement dans les quartiers à haute densité de population.


Dans une perspective de renforcement de la cohésion sociale au sein des quartiers namurois, la Ville de Namur souhaite poursuivre et développer l’accompagnement des enfants dans les écoles de devoir. Suite à la modification du contenu des plans stratégiques de sécurité et de prévention qui n’en permet plus la subvention, la Ville de Namur met tout en œuvre pour assumer leur pérennité et fait appel aux volontaires afin d’encadrer les enfants dans les quartiers en difficulté.
 
La situation actuelle.
 
Au sein des quartiers à haute densité de population, les écoles de devoir jouent un rôle très important dans un souci de développement social de quartier.
 
Les écoles de devoir (EDD) ont plusieurs objectifs :
-       permettre le développement individuel des enfants qui y participent,
-       assurer l’égalité des chances de tous les enfants et lutter contre le décrochage scolaire,
-       entrer en contact avec les parents et familles concernés pour les éducateurs de quartier (lieu d’accroche),
-       éduquer à l’alimentation saine via les goûters qui y sont donnés,
-       soulager les parents dans l’organisation de leur temps.
 
Plus globalement, les écoles de devoirs participent au projet ambitieux mené par la Ville de Namur dans les quartiers où le mieux vivre ensemble doit être une réalité pour tous les âges.
 
Les enfants concernés ont principalement entre 6-12 ans (niveau primaire).
 
Jusqu’aujourd’hui, le plan stratégique de sécurité et de prévention permet d’inclure l’encadrement des écoles de devoir comme moyen de prévention et donc les finançait. Le nouvel arrêté définissant les nouveaux PSSP (2014-2017) ne permet plus ce soutien. Toutefois et suite notamment à l’action de l’Echevine de la Cohésion sociale de la Ville de Namur, Stéphanie Scailquin, le Service Public Fédéral Intérieur autorise la poursuite du soutien des activités jusque fin 2014.
 
Concrètement, le PSSP permet à la Ville de Namur via son service de cohésion sociale de soutenir, jusqu’à la fin de cette année, l’encadrement de 4 écoles des devoirs :
-       pour le quartier de Basse-Enhaive (Jambes), l’école de devoirs « le Coup de Pouce » - 13 élèves (dont 6 en primaire) avec 1 encadrant professionnel et 3 volontaires ;
-       pour le quartier des Balances (Salzinnes), l’école de devoirs « la Balançoire » - 36 élèves inscrits et 6 encadrants volontaires et 3 professionnels ;
-       pour le quartier de Germinal (Saint-Servais), l’école des devoirs « Fa Si La Faire » - 15 enfants et 3 encadrants ;
-       pour le quartier d’Hastedon (Saint-Servais), l’école « 1,2, 3, Soleil » - 15 enfants encadrés par 3 référents professionnels.
 
D’autres enfants sont aussi en demande de bénéficier de ces écoles de devoir.
 
Il est important de noter que les autres quartiers à haute densité de population (quartiers de Saint-Nicolas, Plomcot, Petit Ry et Amée) comprennent aussi des écoles de devoir mais ne bénéficient pas du soutien direct de la Ville de Namur.
 
En termes d’horaires, les EDD fonctionnent le plus souvent 3 jours sur 5 durant la semaine (les lundi, mardi et jeudi – parfois le vendredi-) avec un moment d’accueil et de goûter suivi de l’aide aux devoirs mais aussi parfois d’ateliers (jeux de société, extérieurs, ateliers de cuisine, ateliers créatifs...). Le mercredi, certaines maisons de quartiers organisent en « prolongement » des EDD des activités les après-midis qui sont le plus souvent ouvertes aux autres jeunes enfants du quartier. Enfin, d’autres activités prolongent en période de vacances scolaire les EDD (cf stages, plaines, camp de vacances, activité intergénérationnelle de potager...).
 
Défi et perspectives pour ces 4 Ecoles de devoirs.
 
Face à cette perte de moyens, la Ville de Namur n’est pas restée les bras croisés. Elle a d’abord demandé et obtenu la prolongation du subventionnement durant une année de transition pour l’application du nouveau PSSP. Par son service actif de cohésion sociale et plus particulièrement sa cellule « Vie de Quartier », elle a obtenu lareconnaissance des 4 écoles de devoir susmentionnées et 2 d’entre elles sont désormais subventionnées par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour un montant de 5367,62 euros.
 
Les besoins restent néanmoins criants surtout en matière d’encadrement volontaire, et si l’on veut pouvoir accueillir tous les enfants qui souhaitent participer aux EDD. Pour les 4 écoles de devoir susmentionnées, les besoins sont estimés à 10 encadrants volontaires. Le profil recherché est idéalement celui de professeurs (à la retraite), avec un besoin plus particulier d’instituteurs ou professeurs compétents dans des matières de langue ou de mathématiques ou des jeunes étudiants professeurs.
Si l’on compte les autres écoles de devoir (celles des quartiers de Saint-Nicolas, Plomcot, Petit Ry et Amée), ce ne sont pas moins de 20 personnes qui sont recherchées, au total.
 
La Ville de Namur lance donc un appel à toutes les personnes ayant le profil recherché afin de pouvoir concrètement participer au soutien scolaire des plus jeunes de nos quartiers et de réaliser ainsi concrètement l’objectif majeur de cohésion et émancipation sociales.
 
Enfin, dans le cadre de l’appel à projets FEDER, la Ville de Namur a introduit un projet « Namur social 2.0 » qui vise notamment la création de cyber-écoles des devoirs : cyber-tutorat par l’interconnexion entre écoles de devoir et applications ludiques d’auto-apprentissage de matières (quartiers de Germinal – implantation aux abattoirs de Bomel - et des Balances – mise à niveau et sécurisation de maisons de quartier).





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