Le nouveau Conseil Consultatif Communal des Ainés sur les rails


C’est un moment particulièrement enthousiasmant que celui où l’on lance l’action d’un groupe citoyen, c’est le moment des idées, des projets et des possibles.

Le Conseil des Aînés est fondamental à mes yeux.

L’avis des ainés a été sollicité de tous temps et dans toutes les cultures. Du conseil des sages à l’arbre à palabres, c’est l’opinion des aînés qui permet d’évoluer au bénéfice de l’expérience des plus anciens, d’éviter de réitérer les erreurs passées et de choisir la voie innovante la meilleure. Le progrès ne nait que de l’expérience.

Le monde virtuel, connecté, dans lequel nous évoluons aujourd’hui semble avoir perdu de vue cette ressource fondamentale de l’opinion des aînés. D’aucuns fantasment qu’en croisant chiffres et données, on aboutira toujours à la bonne décision. Et parler d’expérience ou de simple bon sens peut sembler complètement anachronique face aux solutions formatées, aux applications et aux procédures sensées baliser nos actions.

Une société humaine, la cohésion sociale, le cœur battant d’une cité ne sont pourtant pas que le résultat de projections et de calculs.

C’est avant tout le résultat d’un partage et d’une rencontre sur un territoire donné.

On nous répète que les aînés sont aujourd’hui de plus en plus nombreux. Presque trop nombreux si l’on décrypte certains discours : on parle de la charge du vieillissement, du poids des aînés …au point que cela suscite un vague sentiment de malaise, presque de culpabilité. D’autres approches envisagent de rentabiliser au maximum cette population vieillissante : travail au-delà de l’âge de la retraite, bénévolat, habitat partagé, maintien à domicile.

Vous l’avez tous constaté, on parle beaucoup de politique des aînés sans toujours questionner les aînés eux-mêmes. Mais, notre enjeu est aussi d’entendre les aînés sur ce qui ne les concerne pas exclusivement, mais qui peut faire évoluer toute notre ville dans le sens du mieux vivre, et surtout du mieux vivre ensemble. Cela vos actes de candidature à ce conseil en sont le premier témoignage.

Vos préoccupations vont bien au-delà de vos intérêts personnels mais incluent l’avenir des enfants, des parents au travail, des petits enfants. Plus que toute autre catégorie de population, les aînés sont solidaires. Certains diront que c’est parce qu’ils ont le temps. Je crois que c’est mal connaître vos agendas à tous. Les aînés d’aujourd’hui assument encore souvent de façon partielle ou totale les services à leurs parents ainsi qu’à leurs enfants et petits-enfants. Ils sont le rouage invisible, indispensable et gratuit de notre société. Pour ma part, je crois plutôt que l’âge à cette vertu de ramener les hommes et les femmes à l’essentiel, l’intérêt collectif, la relation à l’autre.

Vous êtes tous des citoyens déjà engagés au service et avec les autres. Issus de différentes associations namuroises, vous incarnez la diversité tant de nos quartiers namurois que de notre société.

Je me réjouis aussi de la parité homme/femme à laquelle nous avons abouti dans ce Conseil.

Nous ouvrirons nos débats à des invités car si une commission représentative implique des choix, et que ces choix ont été basés sur la diversité, je ne souhaite pas mettre de limite aux idées et aux expressions. En faisant acte de candidature vous avez marqué votre intérêt pour plusieurs thématiques qui je l’espère déboucheront sur des discussions en commissions riches et constructives.

Beaucoup se disent, et c’est un classique, préoccupés par la sécurité. Notre ville n’est pas particulièrement criminogène, grâce à l’excellent travail de nos services de police et de cohésion sociale. Toutefois, l’enfer est souvent dans le détail : un éclairage défaillant, un groupe un peu bruyant…

L’absence de sécurité est une atteinte à la liberté. A ce titre, l’action de sécurité est prioritaire. Nous serons attentifs à vos conseils. L’aménagement de l’espace public est aussi au cœur de vos préoccupations : la mobilité des aînés, mais aussi de tous les citoyens doit être un chantier intergénérationnel et intermodal. L’espace public de certaines parties de notre ville connait et connaitra ces prochaines années chantiers et mutations en profondeur. Il y aura fort à faire autour de ce thème. Vous avez suggéré une réflexion sur le logement, sujet qui me tient particulièrement à cœur en tant qu’Echevine du logement. Logement solidaire, aménagé ou intergénérationnel sont encore un peu contraints par la réalité économique, fiscale, juridique et les règles d’urbanisme : des solutions innovantes sont à créer, partager, promouvoir. Un beau débat se profile et nous pourrons je l’espère, le documenter grâce à notre plateforme du logement.

Directement lié à la qualité du logement, la problématique du maintien à domicile vous touche. Rester à domicile, c’est un défi économique et démographique : les maisons de repos ne pourront accueillir tout le monde. C’est aussi un défi de santé publique : on vit plus longtemps et en meilleure santé chez soi. Cela implique des travaux, des projets, de l’aide au quotidien, un calendrier d’actions.

Voilà brièvement développées, quelques pistes de réflexion, je ne doute pas que des débats naitront d’autres idées et je m’engage à rester, en tant qu’Echevine de la Cohésion Sociale, à l’écoute de vos débats.

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