Trois ans après son ouverture, le règlement d’ordre intérieur de l’Abri de nuit Gérard Jacob a fait l’objet d’un lifting, à ce règlement amendé s’ajoute désormais une procédure interne lesquels sont les nouveaux outils d’une équipe fraichement dynamisée.
En tant qu’Echevine de la Cohésion sociale, ma volonté est clairement de « rendre » à l’Abri de nuit sa fonction première d’aide sociale maximale et d’urgence. Il est et doit rester un lieu d’accueil d’urgence. Malgré cela, le ROI et la procédure sont nécessaires tant pour les équipes que pour les bénéficiaires, pour les encadrer et les protéger. Le travail des équipes est psychologiquement lourd. Les limites écrites et connues de tous sont des balises à partir desquelles le travail humain d’écoute et d’accompagnement social peut réellement commencer. A l’Abri de nuit, comme partout ailleurs, il y a des règles à respecter.
L’Abri de nuit a ouvert ses portes en septembre 2012, après trois années, la révision de son ROI s’imposait naturellement. De nombreuses réunions avec les acteurs de terrain ont nourri les réflexions et remises en questions. Des rencontres ont aussi eu lieu avec d’autres villes dotées d’un abri de nuit en interrogeant leur mode de fonctionnement.
Finalement, deux changements essentiels sont à noter : la notion d’inconditionnalité et le nombre augmenté de nuitées. Durant le Plan Hiver, l’accueil sera donc inconditionnel. Cela signifie que ni les températures, ni le nombre de nuitées déjà atteint n’entreront en compte pour loger dans l’Abri. Par ailleurs, en dehors de ce Plan Hiver, le nombre de nuitées maximal est désormais porté à 50. A ce nombre, il faut ajouter 3x7 nuitées possibles si une preuve concrète de projet d’hébergement ou de prise en charge résidentielle dans un établissement de soins ou de repos est fournie. Au total donc, de septembre 2015 à septembre 2016 prochain une personne pourra dormir jusqu’à 223 nuits à l’Abri de nuit.
Si un règlement s’impose pour la bonne tenue des lieux, le travail social est loin d’être un travail aveugle. L’inconditionnalité de l’accueil à Namur cela veut aussi dire que chaque personne qui se présente à l’Abri de nuit est prise en charge, d’une manière ou d’une autre. Toute l’équipe Solidarité du Service de Cohésion sociale est en effet présente sur le terrain : le Dispositif d’Urgence sociale (DUS), les assistants sociaux, l’équipe D’Pause de soutien psychologique, le service d’insertion sociale et culturelle, l’équipe soutient technique, les travailleurs sociaux de proximité. Chacun de ces travailleurs sait qu’un règlement est une chose et que la réalité en est autre.
En tant qu’Echevine, il est de ma responsabilité de faire la part entre l’émotion, l’urgence, l’écoute des réalités du terrain –tant celles des personnes précarisées que celles des travailleurs de rue- est évidemment essentielle et toutes les autres données extérieures avant de prendre une décision. L’hiver dernier, par exemple, a vu des températures du mois d’avril rester particulièrement basses. Le Plan Hiver a donc été prolongé jusqu’au 8 avril.
A chaque situation exceptionnelle correspond ses décisions exceptionnelles. Le ROI amendé assorti de sa procédure d’application ont reçu l’aval des équipes sur le terrain. Il s’agit là d’outils qui permettront un fonctionnement optimal de l’Abri de nuit. Ce qui n’exclut pas d’autres adaptations à l’avenir. L’équipe fraîchement dynamisée est prête aussi à travailler sereinement et à offrir l’accueil que les personnes les plus précarisé méritent à Namur.
En tant qu’Echevine de la Cohésion sociale, ma volonté est clairement de « rendre » à l’Abri de nuit sa fonction première d’aide sociale maximale et d’urgence. Il est et doit rester un lieu d’accueil d’urgence. Malgré cela, le ROI et la procédure sont nécessaires tant pour les équipes que pour les bénéficiaires, pour les encadrer et les protéger. Le travail des équipes est psychologiquement lourd. Les limites écrites et connues de tous sont des balises à partir desquelles le travail humain d’écoute et d’accompagnement social peut réellement commencer. A l’Abri de nuit, comme partout ailleurs, il y a des règles à respecter.
L’Abri de nuit a ouvert ses portes en septembre 2012, après trois années, la révision de son ROI s’imposait naturellement. De nombreuses réunions avec les acteurs de terrain ont nourri les réflexions et remises en questions. Des rencontres ont aussi eu lieu avec d’autres villes dotées d’un abri de nuit en interrogeant leur mode de fonctionnement.
Finalement, deux changements essentiels sont à noter : la notion d’inconditionnalité et le nombre augmenté de nuitées. Durant le Plan Hiver, l’accueil sera donc inconditionnel. Cela signifie que ni les températures, ni le nombre de nuitées déjà atteint n’entreront en compte pour loger dans l’Abri. Par ailleurs, en dehors de ce Plan Hiver, le nombre de nuitées maximal est désormais porté à 50. A ce nombre, il faut ajouter 3x7 nuitées possibles si une preuve concrète de projet d’hébergement ou de prise en charge résidentielle dans un établissement de soins ou de repos est fournie. Au total donc, de septembre 2015 à septembre 2016 prochain une personne pourra dormir jusqu’à 223 nuits à l’Abri de nuit.
Si un règlement s’impose pour la bonne tenue des lieux, le travail social est loin d’être un travail aveugle. L’inconditionnalité de l’accueil à Namur cela veut aussi dire que chaque personne qui se présente à l’Abri de nuit est prise en charge, d’une manière ou d’une autre. Toute l’équipe Solidarité du Service de Cohésion sociale est en effet présente sur le terrain : le Dispositif d’Urgence sociale (DUS), les assistants sociaux, l’équipe D’Pause de soutien psychologique, le service d’insertion sociale et culturelle, l’équipe soutient technique, les travailleurs sociaux de proximité. Chacun de ces travailleurs sait qu’un règlement est une chose et que la réalité en est autre.
En tant qu’Echevine, il est de ma responsabilité de faire la part entre l’émotion, l’urgence, l’écoute des réalités du terrain –tant celles des personnes précarisées que celles des travailleurs de rue- est évidemment essentielle et toutes les autres données extérieures avant de prendre une décision. L’hiver dernier, par exemple, a vu des températures du mois d’avril rester particulièrement basses. Le Plan Hiver a donc été prolongé jusqu’au 8 avril.
A chaque situation exceptionnelle correspond ses décisions exceptionnelles. Le ROI amendé assorti de sa procédure d’application ont reçu l’aval des équipes sur le terrain. Il s’agit là d’outils qui permettront un fonctionnement optimal de l’Abri de nuit. Ce qui n’exclut pas d’autres adaptations à l’avenir. L’équipe fraîchement dynamisée est prête aussi à travailler sereinement et à offrir l’accueil que les personnes les plus précarisé méritent à Namur.



